tumeur de l'ovaireIl existe différents types de cancer de l’ovaire du fait de la composition différentes des tissus le composant (epithelium, le stroma et les cellules germinales).

Les tumeurs épithéliales sont les plus fréquentes. Les tumeurs germinales et stromales sont plus rares. Ces types de cancers sont traités différemment des tumeurs épithéliales

L’âge moyen de son diagnostic est de 65 ans du cancer de l’ovaire.

 Certaines tumeurs épithéliales de l’ovaire sont d’origine génétique. La recherche des mutations des gènes BCRA1 et BCRA2 est systématiquement réalisé.  Si une mutation est retrouvée, le risque de développer un cancer du sein est augmentée. Un dépistage familial est proposé si la mutation est retrouvée. Si la mutation est retrouvée, la tumeur sera sensible aux inhibiteurs de la PARP (poly-ADP-ribose-polymérase-1). Ce sont des traitements qiu agissent sur le système de réparation de l’ADN en synergie avec la perte de la fonction de BRCA par les cellules tumorales, provoquant une importante instabilité génétique qui amène à la mort de la cellule. Le bénéfice clinique des inhibiteurs de la PARP est démontré pour les cancers du sein et de l’ovaire chez les patientes porteuses de mutation germinale du gène BRCA.

 

Le cancer de l’ovaire ne présente généralement peu de symptômes. Il peut être découvert de façon fortuite lors d’une échographie ou scanner abdomino-pelvien. Il peut y avoir une altération de l’état général, une perte de poids, des douleurs abdominales basse, la palpation d’une masse.

 

Le gynécologue ou radiologue réalisera une échographie endo-vaginale et/ou externe pour déterminer la taille de la tumeur, les caractéristiques (forme, contenu). Les masses ovariennes ne sont pas systématiquement maligne, cela peut être des kystes (contenu liquide).

 

Dans le bilan d’examen complémentaire une IRM est également réalisé pour évaluer l’envahissement du cancer de l’ovaire aux organes environnants comme la vessie ou l’utérus, la recherche de ganglions pelviens ou de nodules de carcinose peritonéale. Un scanner thorax abdomen pelvis est également réalisé pour rechercher des métastases à distance hépatique ou pulmonaire.

 

Un dosage sanguin du marqueur tumoral CA 125 est aussi préconisé.

 

Une biopsie de la masse tumorale permet d’établir le diagnostic. Elle est le plus souvent réalisé par un chirurgien gynécologique sous anesthésie générale. 

La chirurgie est le traitement de référence du cancer de l’ovaire. Le chirurgien enlèvera l’utérus (hysterectomie), les deux ovaires (annexectomie bilaterale) et plus ou moins les ganglions pelviens (curage)

 

Dans des cas exceptionnels, une chirurgie conservatrice peut être proposée pour les femmes jeunes désirant une grossesse avec un cancer peu évolué. 

 Dans le cancer du cancer de l’ovaire, la chimiothérapie peut être indiquée dans plusieurs situations :

  • Avant la chirurgie (néo-adjuvant), le but est de diminuer la taille de la tumeur afin d’augmenter la réussite de l’opération.

- Après la chirurgie (adjuvante) : Le but est d’éviter le risque de récidive locale, régionale et à distance.

- En cas d’atteinte métastatique : le but est de diminuer en taille ou stabiliser les lésions tumorales, ganglionnaires et métastatique et de contrôler la maladie

 

Les traitements les plus utilisés sont :

  • Les taxanes (placitaxel, docétaxel) : qui sont des anticancéreux bloquant la mitose et donc empêche les cellules de se diviser ;
  • Les sels de platine (carboplatine) : qui sont des anticancéreux se fixant à l’ADN et stoppant la réplication de l’ADN et par conséquent la prolifération des cellules cancéreuses.
  • Les inhibiteurs de PARP (Olaparib ou niraparib par exemple) : en monothérapie dans le traitement d'entretien des patientes adultes, atteintes d'un cancer de l'ovaire récidivant (et des trompes de Fallope ou péritonéal primitif), ayant une mutation BRCA, en réponse (complète ou partielle) à une chimiothérapie à base de platine
  • Les inhibiteurs de la néo-angiogénèse, bevacizumab, en association au carboplatine et au paclitaxel, dans le traitement de première ligne des stades avancés  du cancer épithélial de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif chez des patientes adultes.
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