Tumeur du penis

cancer penis
- Cancer du pénis – Généralités

 

Épidémiologie

 

  • Tumeur très rare en Europe et dans les pays développés mais en nette augmentation.
  • Incidence plutôt élevée dans les pays en voie de développement.
  • Incidence en augmentation :
    • En France : 1 cas pour 100 000 hommes soit 300 nouveaux cas par an
  • Âge moyen au diagnostic :
    • 60 ans
  • Stade localisé au diagnostic dans la plupart des cas.
  • Forte association aux sérotypes d’HPV oncogènes type 16 et 18.
  • L’atteinte ganglionnaire est difficile à évaluer cliniquement lié aux nombreux faux positifs et faux négatifs.



    Facteurs de risque 

     
  • Phimosis
  • Mauvaise hygiène locale
  • Infections sexuellement transmissibles : HPV et HIV
  • Photochimiothérapie par UVA
  • Tabac
  • Absence de circoncision

     

    Facteurs de pronostic

     

    Facteurs de mauvais pronostic généraux :

    - Atteinte ganglionnaire (surtout si au moins 2 ganglions atteints)         

    T2 ou plus

    - Atteinte périneurale et lymphovasculaire

                    - Grade tumoral élevé : G3

                    - Marges chirurgicales positives

     

    Facteurs de pronostic de métastases ganglionnaires occultes :

    - Grade de différentiation tumoral         

    Invasion lympho-vasculaire

     
    Pathologie 

     

Type histologique

Caractéristiques

Lésions pré-cancéreuses / Carcinome in situ

- Carcinomes épidermoïdes sans composante invasive dans >95% des cas. La maladie de Bowen, la papulose bowenoïde, et l’érythroplasie de Queyrat font partis des lésions pré-cancéreuses.

Fort taux de récidive local après traitement

Carcinome épidermoïde invasif

(Bas grade : G1-G2 : 80%)

(Haut grade : G3 : 20%)

- Forme papillaire plutôt exophytique de bon pronostic. Peu de caractère évolutif local et à distance.

- Forme ulcéro-infiltrante de moins bon pronostic. Tumeurs beaucoup plus lymphophiles dont l’atteinte ganglionnaire au diagnostic n’est pas rare.

- Différents sous-types histologiques : typique (50-60%), verruqueux, papillaires, basaloïdes.

Autres

Carcinomes basocellulaires, adénosquameux, sébacés, lymphomes, mélanomes, sarcomes ou métastases d’autres sites.

 

 

Présentation clinique

Anamnèse & examen physique

- Examen du pénis : Caractère ulcéré de la lésion, taille, localisation anatomique.

Examen clinique complet avec examen minutieux des aires ganglionnaires inguinales bilatérales.

Bilan biologique et pathologique

Laboratoire :

  • Bilan biologique standard pré chimiothérapie : NFS-plaquettes, ionogramme sanguin et un bilan hépatique.
  • Bilan des infections sexuellement transmissibles: VIH, VHB et siphyllis.
  • Dépistage du partenaire (surtout cancer du col).

    - Biopsie à visée diagnostic de la tumeur principale. Recherche de présence d’HPV oncogènes type 16 et 18. Les ganglions suspects doivent aussi être biopsiée.

 

 

Imagerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facteurs pronostics[CC2] 

-Echographie : peut retrouver une infiltration caverneuse ou de l’albuginée si la tumeur siège sur le gland. (examen difficile d’interprétation).[CC3] 

-IRM pénienne : évaluation de l’extension tumorale au sein des différentes structures de la verge, notamment l’infiltration des corps caverneux ou encore de l’uretère.

- Scanner abdomino-pelvien : Recherche d’adénopathies locorégionales. Il sera complété par un scanner thoracique en cas d’atteinte ganglionnaire.

- PET-CT en cas de ganglions palpables cliniquementTrès haute sensibilité et spécificité de l’examen dans cette indication.

 

Les facteurs de mauvais pronostics sont la présence d’un envahissement ganglionnaire, le grade, la présence d’emboles vasculaires et lymphatiques et la profondeur d’infiltration.

 

 

 

Stratégies thérapeutiques :

 

Généralités :

Le traitement de référence est la chirurgie. Les petites tumeurs sont généralement traitées par une chirurgie conservatrice ou des traitements topiques. Les tumeurs les plus avancés ou de mauvais pronostic requièrent souvent une amputation totale ou partielle de la verge. Cependant, devant l’impact potentiellement extrême de ces chirurgies sur la santé mentale et la qualité de vie du patient, les stratégies de préservation péniennes doivent être discutées au préalable pour les tumeurs avancées. Le traitement conservateur maximaliste par radio-chimiothérapie se fait par analogie au traitement du carcinome épidermoïde du canal anal.

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